Petite histoire du Marché à Madagascar,

Les ouvrages de marketing définissent le marché comme, un espace/temps d’échanges de biens et de services. Dans l’histoire des royaumes malgaches, le Marché, appelé aussi « tsena » ou « fihaonana », prend tout son sens, et revêt toute sa valeur culturelle via l’espace ou « toerana » et le temps ou « fotoana ».

 

On peut remarquer que le « fotoana» pour les malgaches, sont définis par les jours de la semaine, le lundi, mardi, mercredi,…  Et le « toerana » par des lieux bien définis comme, à Mahamasina, Andravohangy, Analakely ou encore à Angavokely, qui à l’époque précoloniale servait surtout de point de départ des marchandises pour l’achat de fusils ou de poudres aux européens, l’histoire raconte même que c’était aussi un carrefour de vente de personnes.

 

Ce n’est qu’à l’époque d’Andrianampoinimerina, que le système de marché fut instauré et structuré. En effet, le marché, précédemment appelé « fihaonana », étaient des lieux de ventes et d’achats de biens et de personnes. S’y rendre était un parcours dangereux. On risquait de se faire attaquer et au risque de se retrouver parmi les personnes à vendre.

 

Aussi, le roi demanda à ce que l’on délaisse le terme « fihaonana », reformer le système et adopter le  terme « tsena ». Malgré les réticences du peuple, il décida alors d’effectuer d’abord un test dans l’Avaradrano avec 07 « tsena » ou places de marché, sur des points stratégiques dont plusieurs subsistent encore aujourd’hui (Talata Volonondry, Alarobia Namehana qui sous Ranavalona devint Sabotsy namehana). Dans sa réforme, il instaura les prémices de plusieurs choses à savoir :

  • Le « vodihena » (Taxes sur l’abattage de zébu) – Le coté droit du zébu qui revenait au roi ou a sons représentant désigné.
  • Le « Maso ivoho » qui est un système de surveillance des marchés
  • La mise en place d’un système de restauration sur les places de marché
  • La structuration de la monnaie
  • La limitation de l’abattage du zébu au nombre de 15 par jour de marché.