Discussions avec Mampiray Solofoniaina

Qui a dit que les jeunes sont oisifs et ne s’intéressent qu’aux réseaux sociaux ?

Nous avons rencontré Mampiray Solofoniaina, jeune entrepreneur, qui a repris la gestion de Fili’in Antsakaviro, un endroit assez connu dans la capitale.

Discussions:

Mampiray, parle-nous un peu de toi, de ton parcours

Je suis né en 1991 plus précisément le 30 juillet. J’ai eu mon bac en 2008. Puis j’ai obtenu une  maîtrise en histoire à Antananarivo et un  master en gestion d’industrie culturelle en Egypte. Au départ je voulais être artiste, mais la vie n’a pas voulu que je le sois. Je n’avais pas trop de vision,  j’aimais juste l’histoire et c’est pour cela que j’ai opté pour cette filière. Tout ce que j’ai fait depuis m’a amené là où j’en suis aujourd’hui, c’est-à-dire, vivre de ma passion.

Tu a repris l’activité de fili’n, peux tu-nous parler un peu de ce lieu?

J’étais un habitué de fili’in qui, il y a dix ans se trouvait encore à Ampefiloha, puis ici à Antsakaviro à partir de 2014. Et une fois par mois je programmais des artistes.

En fait, j’étais tombé sous le charme de la terrasse.

Et pourquoi as-tu choisi le fait de reprendre une entreprise au lieu d’en créer une?

D’abord, il y avait l’affinité avec l’ancien proprio puis, à chaque travaux pratique  en Egypte, je prenais toujours l’exemple de Fili’in. De plus, mes fonds de départ n’étaient pas assez conséquents  pour investir dans une boite de A à Z.

Après j’ai créé, Ray Events Créators (REC), qui est une entreprise d’évènementiel ayant son  point d’ancrage chez fili’in.

Et d’un point de vue personnel, comment ta famille a réagi par rapport à ce choix de reprendre une activité, c’est-à-dire être un entrepreneur, avec tous  les risques  que cela représente, au lieu de trouver un emploi dans une grosse boite?

Pour moi, c’est un emploi comme un autre, je suis à la fois promoteur culturel et restaurateur, j’aime cela et mes parents m’ont toujours soutenu par rapport à mes choix.

Donc en gros, tu gères deux boites (restauration et évènementielle), financièrement est-ce que tu arrives  à t’en sortir malgré le contexte actuel ?

Là maintenant,  je ne peux rien vous annoncer. On verra ça un peu plus tard.

D’accord, mais avant de nous quitter! Quels sont tes perspectives d’ici 5 ans par rapport à fili’in et REC?

Déjà être reconnu par mes pairs et être une référence en matière d’événements culturels. Puis avoir ma propre boîte de production pour les jeunes talents seulement.

 Et pour les jeunes qui nous lisent et qui veulent sauter le pas d’être leur propre patron, quels conseils peux-tu les donner?

Personnellement, mon but était de joindre l’utile à l’agréable, de vivre de ma passion. Alors mon conseil c’est d’abord d’avoir des idées originales puis d’arrêter de suivre bêtement les tendances comme le droit, l’économie, la gestion, etc. si ce n’est pas votre passion.

En gros c’est ça.

On espère te revoir bientôt alors? Histoire de prendre de tes nouvelles.

Oui, à bientôt.

Propos recueillis pas Khael